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- Actualité Juin 2008 -

Françoise Micoud : Une nature de fil (13 juin - 31 août 2008)
Dans le cadre de la programmation d'artistes contemporains textile,
le Musée accueille, à la suite de Christine Peyret,
Françoise Micoud, dentellière française de
renommée internationale. Ses thèmes de prédilection
sont la nature, les feuillages, les insectes et les empreintes,
que nous retrouvons dans cette exposition toute en délicatesse.
Les uvres de Françoise Micoud envahissent les vitrines
du Musée et entrainent le visiteur dans un jeu de piste dentellier
...
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le dossier de presse (PDF 1,26 Mo)
Extraits .....
"J’aime le textile depuis que je suis enfant. j’ai tricoté
dès l’âge de 5 ans. J’ai toujours aimé les fibres,
en faire quelque chose. Dès que j’ai touché les fuseaux
(dentelle aux fuseaux sur carreau) j’ai su que ce serait mon médium
de création ; ce fut immédiat ! J’aime pouvoir rendre
méconnaissable par la pigmentation un simple fil de coton
ou de lin."
"En ronde monotone"
A chaque fois je refais des feuilles. Je ne sais pas ce que ça
représente pour moi, ça a un côté très
léger, très fragile. C’est peut-être cette fragilité,
les vides et les pleins aussi, les formes qui sont absolument magiques.
La pigmentation est très importante dans ce travail.
Photo Françoise Calmon
"Haches votives ou d’improbables insectes acéphales"
Il y a de nombreuses années j’avais été
fascinée par un mur entier de haches présentées
au musée de l’Outil et de la Vie Ouvrière à
Troyes. Un jour, j’ai dessiné cette forme ; elle s’était
inscrite en moi. Pour des raisons personnelles ces petites haches
devinrent votives. Comme tout le monde y voyait des insectes, je
les ai appelées «haches votives ou d’improbables insectes
acéphales». Je n’y vois toujours pas d’insectes ; pour
moi ce sont définitivement des haches.
Photo Françoise Calmon
"Dentelle de silence"
J’avais envie de travailler sur le principe des lourdes dentelles
portées sur les robes de l’époque de Catherine de
Médicis, mais en les isolant du vêtement pour n’en
conserver que la structure.
J’ai repris des modèles tirés du livre « Le
Pompé ». J’ai utilisé le pigment Brun Van
Dick violet de chez Adam et selon la façon dont je l’ai appliqué,
j’ai obtenu une subtile gamme de couleurs qui va du mauve très
clair à un presque brun sombre. Ca a été un
travail très long, très répétitif puisque
chaque bande mesure 2 mètres.