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Fanny Viollet détourne le quotidien exposition

 

 

Du 13 septembre au 14 décembre 2008

Apothéose de la programmation 2008 d'artistes contemporains du textile : Fanny Viollet est une artiste textile de renommée internationale, exposée des USA à Kyoto, dont les oeuvres ont été acquises par les plus grands musées textiles ou d'art contemporains du monde entier.
Truffée d'humour, l'exposition est un feu d'artifice de couleur. En phase avec l'actualité, Fanny Viollet nous interroge sur le recyclage des matériaux de notre société de consommation et au-delà sur la conservation des objets de notre quotidien. Brodeuse hors pair, elle nous entraîne dans son univers.

 

Si le peintre travaille avec ses pinceaux, Fanny Viollet utilise comme outil d’expression fils, bobines, aiguilles à coudre et à broder, intimement rattachées à la femme, à ses travaux quotidiens et à l’éducation des jeunes filles.

Broderies en « piqué libre », les Piquetures
Elle écrit des textes et réalise des dessins spontanés à la machine à coudre sur du tissu ou du papier sans croquis ni étude préalables. Elle intitule ces broderies les «piquetures», mot qui évoque le terme anglais «picture» (image).
Elle crée de nombreux livres d’artistes et brode sur des textiles récupérés (chemises, torchons, draps, mouchoirs trouvés dans la rue…). Fanny Viollet a toujours été intéressée par le réemploi d’objets voués à disparaître.
«J’utilise la machine à coudre selon une technique hybride entre couture et broderie, puisque depuis plus de vingt ans je m’emploie à modifier le regard porté sur l’univers des Ouvrages de Dames les plus modestes.»

 

 

 

Les matériaux de récupération, les Papillages
Par goût pour le livre, Fanny Viollet réalise de nombreuses reliures. Elle utilise alors pour la première fois des emballages alimentaires métallisés.
«Depuis un quart de siècle mon travail plastique est influencé par l’attention que je porte aux choses minuscules du quotidien. Ce sont les plus petits résidus de notre environnement ordinaire qui m’intéressent. Le papier y tient une très grande place. Lorsque je glane ces restes, c’est de la matière première que je stocke. Je sauve ainsi de la disparition : tickets de métro, timbres ordinaires (ceux qui n’intéressent pas les collectionneurs), emballage des biscuits, papiers de bonbons, bagues des écheveaux de coton à broder, étiquettes diverses, cartes routières déchirées le long des pliures... qui ont accompagnées mon chemin.
Puis vient le temps de la mise en oeuvre. Mes techniques sont aussi modestes que les matières d’origine. Généralement, je me sers de fil pour assembler tous ces petits restes, avec des points de coutures ou de broderie. Ecriture, mots ou signes sont souvent de la partie ».
A partir de 2000, Fanny Viollet se lance dans une production de Papillages. Ces créations sont
constituées de petits morceaux d’emballages travaillés sur un support souple cousu et brodé (plastique, papier, toile à tableau...). Les matériaux sélectionnés sont découpés, posés sur le support et cousus. L’ensemble est ensuite rebrodé.
« Le quotidien est pavé, tissé, emballé, embouteillé, imprimé, conditionné de mille et une petites merveilles, parfois si séduisantes, quelques fois simplement utilitaires, le plus souvent à usage unique. D’un simple geste, les écarter de la disparition, puis les remettre en scène pour leur ré-inventer de nouveaux destins comme dans les jeux d’enfants. »

Le fourreau en lamé rebrodé de Marie-Clémentine
Robe réalisée à partir de couvercles de pots de yaourts «Taillefine», utilisés côté métallisé, brodé au fil métallisé argent.
2002