Retournac antique : la préhistoire

Les origines de Retournac remontent à la préhistoire. Des fouilles entreprises au milieu du XXème siècle dans la grotte de Cottier révèlent de nombreux objets vieux de 15000 à 18000 ans, attestant ainsi de l'existence d'une présence humaine au magdalénien inférieur. Quelques objets issus des fouilles sont visibles dans la maison d'Artias.

Jusqu'aux temps féodaux, peu d'éléments nous éclairent sur l'histoire de Retournac. Le cartulaire de Chamalières-sur-Loire mentionne une "villa Sancti-Romani" qui aurait été située sur un coteau au-dessus du bourg, sur le cadastre ce lieu est encore dénommé "Saint-Rome", mais aucune fouille n'a jamais été réalisée. Pourtant en de nombreux lieux de la commune, des vestiges gallo-romains sont régulièrement trouvés : tessons de tuiles romaines (tegulae) ou d'amphores, fragements parfois spectaculaires de céramiques sigillées.

Retournac au Moyen-Age

Le premier document écrit mentionnant Retournac date du début du XIème siècle. Durant l'époque féodale l'actuelle commune est partagée entre les mandements de Roche-en-Régnier, Artias et Retournac. Jusqu'à la Révolution Française, le mandement de Retournac est indivis entre le seigneur de Retournac et l'évêque du Puy-en-Velay. Au XIIIème siècle, Retournac aurait été un bourg clos de murailles et cerné de fossés. L'église romane du château est érigée en collégiale en 1446 par Jean de Bourbon, évêque du Puy-en-Velay.

Presque une quarantaine de villages entourent le chef-lieu de commune à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle la population totale de l'actuelle commune se situait entre 3500 et 4000 habitants, avec moins de 1000 personnes dans le bourg, la cité était alors composée d'une centaine de maisons ramassées autour de l'église. Au cours du XVIIIème siècle, de nombreuses constructions nouvelles se sont déployées en forme de croissant en bordure de la route se dirigeant vers le nord (école religieuse, demeures particulières, maison du notaire).

Retournac aux XIXème et Xxème  siècles

En bord de Loire se trouvaient des ateliers de fabrication de barques (au nombre de 5 en 1828). Ces barques à fond plat descendaient le fleuve, étaient remplies de charbon dans la région stéphanoise et partaient à destination de Paris ou Nantes. Jusqu'à l'arrivée du chemin de fer en 1866 (ligne de Saint-Etienne Le Puy-en-Velay), ces ateliers constituaient avec une dizaine de moulins les seuls établissements industriels de la commune. Le chemin de fer permet la modernisation des moulins grâce à l'importation de meules de la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) ; d'importants travaux d'aménagements dans le lit même de la Loire autorise l’augmentation des capacités de meunerie, entraîne le délaissement des petits moulins à roue horizontale installés sur les affluents de la Loire. En fin de compte, l'arrivée de la gare Paris-Lyon-Marseille ne modifie pas immédiatement la physionomie du bourg, et durant une trentaine d'année les bâtiments du PLM restent seuls au milieu des champs à mi-chemin entre la Loire et le bourg. Il faut attendre les dernières années du XIXème siècle pour que se développe un véritable "quartier de la gare", avec notamment l'implantation par MM. Descours et Genthon d'une importante usine de soierie qui emploiera jusqu'à 400 personnes, l'installation des entreprises de dentelles de la famille Experton à Retournac, le développement du tissu artisanal, des entreprises moyennes, des services, avec l'augmentation du nombre des commerces et la création d’hôtels restaurants.