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Construite au XIIème siècle, l'église romane de Retournac est remarquable. Son abside est particulièrement notable pour son chœur tréflé muni de deux absidioles mais dépourvu de déambulatoire : il contiendrait une petite crypte aujourd'hui obstruée.
La tour carrée et les trous de boulins au sommet du clocher permettent de supposer un usage défensif comme tour de guet.

 Historique

 En 1169, l'Evèque du Puy-en-Velay possède le Comté du Velay dont font partie le château et l'église de Retournac. C'est un peu avant cette date qu’est construite l'église Saint Jean à Retournac. En 1345, le curé est Julien Gaudon. En 1446, l'église est érigée en collégiale par l'Evèque du Puy d'alors : Jean de Bourbon.

A partir de 1585, existent des registres de catholicité de la paroisse qui mentionnent les noms des chanoines de la collégiale. En 1760, 7 chanoines résident à Retournac. Le curé et ses canonicats sont nommés par l'Evèque du Puy. La paroisse possède 2 chapelles : une à Artias, l'autre à Polignac.

Au cours des siècles elle subit diverses modifications apparentes, ainsi au XVIIème et XVIIIème siècles, des adjonctions se réalisent de chaque côté de l'entrée actuelle, sans tenir compte de l'harmonie générale de l'édifice. Il est probable que des bas côtés anciens aient été détruits comme en attestent d'anciennes clés de voutes réutilisées dans la maçonnerie. Deux colonnes romanes sont alors réemployées dans le bas côté sud. Les restaurations du XXe siècle se traduiront par la suppression d'éléments de décor ancien (tableaux) et d'éléments lithurgiques du XIXème siècle. Le Maître Autel et les tables de Communion sont enlevées dans les années 1970.

Malgré toutes les transformations vécues, la collégiale se distingue par un ensemble à la fois modeste, noble et fort, dans lequel le visiteur appréciera la délicatesse des profils et la couleur ocre jaune lumineuse

 

Les vitraux en dalle de verre d’Henri GUERIN

La collégiale Saint Jean Baptiste possède en son sein une particularité exceptionnelle qui lui donne droit de cité en qualité d'œuvre d'art, auprès de monuments comme le monastère des Bénédictines du Monts des Oliviers à Jérusalem, le patio de la chapelle italienne de Genève, ou la chapelle du petit séminaire d'Ottawa au Canada :

Un maître-verrier de réputation internationale, Henri Guerrin, créé des vitraux en dalles de verre, lors de trois opérations en 1966, sur la façade sud, en 1986 dans le chœur même de l'église puis en 2006 sur son coté nord. L'idée " lumineuse " d'Henri Guerrin a été d'intégrer un jeu entre la transparence du verre clair industriel, qui laisse le passage du regard vers l'extérieur, et la translucidité de la dalle de verre qui colore et prolonge la lumière vers l'intérieur. Ce contraste structure une rythmique chromatique qui donne à ses vitraux une luminosité extraordinaire, transcendant également l'aspect chaleureux de cet ensemble, toujours unique dans les créations de l'artiste. "La lumière anime toute chose, dit Henri Guerrin, et chaque ombre lui donne sa mesure, et chaque nuit son éclat à venir, tous les jours entre aurore et crépuscule." Henri Guerrin n'a pas créé la lumière, ni ses mains, ni ses yeux, et ses vitraux assemblés lui échappent, comme une offrande. Les contempler, ramène aux propos tenus par Dominique Poneau alors Directeur de l'Ecole du Louvre, contemplatif devant une œuvre du Maître :

" Labeur et prière, joie de la beauté jusque dans les larmes. Silence et paix. "